- De quoi tu parles ?
- De la déchéance. De la débauche, la vraie. Celle qui nous réduit à l'état d'âme flottant au vent. Celle qui fait de nous des esprits volants au grée des fumeroles de tabac.
Les orgies de sentiments & de larmes. Notre stupidité. L'alcool qui rejaillit aussi vite qu'il a disparu. Nos rires mal assurés. Nos cris pour ne pas pleurer. Tituber dans les rues sombres & désertes. Sourire pour ne pas tomber. La poésie de nos âmes. Afficher fièrement notre utopie & notre étrangeté. Nos spleens parisiens. Nos paradis artificiels. Nos aubes spirituelles. Je parle de la vie. De celle qu'on se crée naïvement. Je parle de nos cigarettes consumées dans la lumières du soleil couchant. De nos bouteilles vidées dans la nuit. De nos longues heures, affalés dans nos rêves, à réciter des vers sans sens. Tellement beau. Je parle de nous. Les dépravés. De ce que tu ne connaitras jamais.







# Posté le vendredi 09 janvier 2009 14:37

Modifié le samedi 19 décembre 2009 16:28

Protect me from what I want.

Protect me from what I want.

NICOLAS EST ANDREA.

# Posté le dimanche 14 juin 2009 06:54

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 12:39

. . On dit qu'au bout, il y avait la liberté. . .

  . .         On dit qu'au bout, il y avait la liberté.      .           .


La paume sèche des tes mains sent la weed & ton haleine est lourde de vodka. T'as la brume de l'inconscience dans tes yeux bleus délavés. Tes cheveux sont emmêlés & cuivrés.
Mon Amour, j'aurais continué pour toi. Mon jean troué se déchire un peu plus au genou.
L'éternité m'appartiendra. Tu roules, je suis à tes côtés, sur les vieux sièges en cuir destroy. Je fume les yeux mi-clos. Putain mon amour, j'aime cracher la fumée par la fenêtre, comme je te cracherai ma passion dessus. Tu dégoulinerais de ferveur. Tu transpirerais l'ardeur. On rit, les pieds nus sur le tableau de bord, les lunettes noires sur la gueule. T'as mis Bob Dylan à fond & j'adore ça. La poussière se colle à notre peau humide. J'ai le goût salé de la sueur sur les lèvres. La mélopée des « je t'aimais, mais » martèle mon crâne. Les gens qu'on aime défilent le long de la route, sur le bitume brûlant. Je leur souris, mais on s'arrête pas. Au bout d'la West 66, y a le bonheur. Y a l'Alhambra, là bas. On bouffe les kilomètres, la nuit succède au jour. J'ai mal à la gorge à cause du tabac & de la soif, mais pour rien au monde je m'arrêterais. Ma main sur la tienne, la tienne sur le levier de vitesse. Plus vite chéri, que ma tête se colle à l'appuie-tête, que mon c½ur bondisse de ma cage thoracique. Je mange de L'amour en Cage, qui vient de Colombie & la Colombie, j'suis sûre qu'on en est plus très loin. La symbiose de nos silences me déchire les poumons. Tu vas si vite, les pneus crissent sur la route. Au loin, le klaxon résonne. Mais pas pour nous. Notre amour nous rend sourd & aveugle. Alors le 40 tonnes qui fonce droit sur nous, on l'voit pas. BOUM.
Mon c½ur a jaillit de sa prison d'os.
Mon amour, tu es ma tombe.




A ♥

# Posté le jeudi 18 juin 2009 16:49

Modifié le samedi 19 décembre 2009 11:14